Nouvelles histoires naturelles

─ investigation documentaire qui cherche à comprendre comment notre rapport au vivant s’est construit

La figure du naturaliste, située à l’interface entre les sciences et la société, est la porte d’entrée de cette histoire. La réflexion a été construite à partir de l’analyse critique et comparative d’un corpus d’images issues de l’histoire des sciences et des arts. En déconstruisant les codes et les artefacts (objets, espaces, images) qui ont façonné notre rapport au monde vivant, nous constatons l’évolution de notre sensibilité à son égard. Tour à tour symbole, décor, support à projection, matière première puis processus de fabrication, le vivant est rarement présenté par et pour ses formes de vies propres.

Les références s’entrecroisent pour former un vocabulaire autour de cette exploration, entre arts et sciences, technologie et écologie : du cabinet de curiosité à la peinture de paysage, de l’apparition des premiers muséums à la circulation mondialisée de plantes exotiques, du diorama à la construction des parcs naturels américains, de la ligne de code du biologiste de synthèse à la bibliothèque mondiale de graines… Si l’histoire naturelle a permis de lire le réel pour mieux s’en saisir, quelles expériences pourraient élargir nos manières d’être au monde vivant ? Comment combiner connaissance scientifique et émerveillement pour retrouver un rapport sensible aux formes de vies non-humaines ?

/ 2017